Vendredi 18 janvier 2008
Ce  matin, je passe sur ce blog désertique (merci au visiteur unique qui est passé il y a peu!) et  je me dis, tiens je pourrai écrire une critique sur tel ou tel livre qui m'avait bien plu à l'époque.
J'ai donc pensé à faire la critique du "Prince des marées" ou  de 'Corps et âmes"  ou de l"Histoire de Pi", comme ça, bien tranquille, les pieds en éventail. Mais voilà, comme ça à froid, ça ne donnait rien. Ou plutôt si, j'avais l'impression de faire un devoir d'école  truffé de "j'ai trouvé ce livre interessant car l'histoire est amusante", ainsi que de "j'ai  été émue parceque c'était émouvant".
Je me rabat donc sur Bonheur, marque déposée de Ferguson, un livre que j'ai lu il n'y a pas si longtemps.  "J'ai trouvé ce livre amusant parceque...euhhhh....pourquoi déjà?....euhhhh....y'avait une histoire d'éditeur....qui faisait n'importe quoi et  euh..... bah chais plus mais c'était drôle, quoi!"

Misère!!
Par Ours Grognon
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Vendredi 18 janvier 2008
Ce livre a été mon premier Werber et finalement il m'a permis de passer de bons moments dans les transports en commun.

L'histoire est concentrée autour d'un groupe de scientifiques qui tentent de voyager dans l'au-delà afin de comprendre le cheminement de l'âme après la mort. Entendez: existe t-il un paradis? Un enfer? Comment notre âme pourrait-elle être jugée? Peut-on revenir à la vie? Comme syncrétiser toutes les religions lorsqu'arrive la mort?
Il pourrait presque s'agir d'un mix entre la divine comédie et l'expérience interdite (le film)...

L'auteur aborde des points intéressants, sait distraire son lecteur par de petites anecdotes et de courts paragraphes "instructifs".
L'intrigue est suffisament soutenue pour nous tenir en haleine jusqu'au bout et je ne me suis pas du tout ennuyée.

Par contre, là où le bât blesse, c'est qu'il y a quand même beaucoup de clichés (je n'ai vraiment pas réussi à gober la fin du voyage).Sans parler des stéréotypes concernant les différentes nationalités que l'on retrouve encore dans "L'empire des anges", la suite(peut être que M. Werber se ballade avec une baguette et un bérêt dans la rue, qui sait). De manière plus anecdotique, certaines caractéristiques des personnages ne me semblaient pas très crédibles(ex. à lire si vous avez déjà lu le livre: vous en connaissez beaucoup, vous, des infirmières jeunes et jolies qui sont nymphomanes, très peu bavardes et sont attirées par les types particulièrement peu gâtés par la nature? Vive les fantasmes!)

Et puis ce n'est pas en lisant ce livre que j'ai vu Dieu, Allah, Bouddha ou l'elfe de la boïte aux lettres! Avec le recul, je me rends finalement compte que la narration a quelque chose d'un peu prétentieux dans la mesure où l'auteur aborde des thèmes plutôt sérieux (la mort, la religion), qu'il annonce des "vérités" en faisant toujours référence à son "encyclopédie du savoir relatif et absolu", mais que finalement tout est traité superficiellement afin d'emboîter correctement ses idées les unes dans les autres (je connais beaucoup de scientifiques qui bondissent quand on leur parle de Werber alors j'imagine que les théologiens doivent aussi frémir en lisant ce livre).
Un point positif cependant, ce roman m'a donné envie de me pencher sur le livre tibétain des morts afin d'en savoir plus.

Enfin voilà, un résultat plutôt mitigé pour moi. D'un côté ce roman m'agace par le ton péremptoire des divagations mystico-philosophiques de l'auteur et d'un autre côté, j'ai trouvé cette ballade dans l'au-delà plutôt sympathique.
Par Ours Grognon - Publié dans : Allégé en matières grasses
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Vendredi 18 janvier 2008

" Si tu n'es pas sage, le Pibrac viendra te manger la nuit!" Voilà qui illustre bien la terreur qu'inspirait la lignée des bourreaux Pibrac, ces bras exécuteurs de la Justice, qui de génération en génération, ont tué avec "grâce" et rapidité tous les condamnés à mort qu'on leur présentait.

Ce roman nous dévoile la vie très particulière de ces fonctionnaires craints et avec lesquels peu de famille voulaient se lier, et nous plonge dans un univers où la mise à mort semble presque s'élever au rang "d'art"...Ce qui bien sûr donne lieu à des scènes riches en horreurs mais toujours teintées d'une pointe d'humour noir.

Bien que l'idée centrale du roman soit la transmission de la "culture" et des traditions du métier de bourreau de père en fils, avec pour conséquence collatérale leur rejet par le reste de la population, il ne s'agit pas véritablement d'une saga familiale dans la mesure où ne sont développées que les vies du premier et du dernier Pibrac, entre le 17ème et le 20ème siècle. Ce qu'il est vrai, m'a un peu laissé sur ma faim.

Les dialogues sont souvent hauts en couleur, avec un vocabulaire qui nous plonge d'emblée dans l'ambiance de l'époque et malgré le thème qui pourrait paraître morbide (à juste titre!)le sujet est traité avec un certain humour qui rend la lecture facile, vivante et agréable.

Mon seul regret concerne l'avant dernière partie du roman qui semble s'éloigner du thème principal, comme si l'auteur avait épuisé le sujet. Même s'il y revient par la suite, j'ai eu moins de plaisir à lire la fin qui m'a semblé un brin expéditive.

D'une manière générale, même si ce roman ne m'a pas fait perdre la tête (hé ce n'est pas Jane Austen non plus, hein ;)), il m'a fait passer un agréable moment.
Par Ours Grognon - Publié dans : pain quotidien
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Vendredi 11 janvier 2008
Bon, mon premier commentaire commence assez mal.

Je me suis penché sur ce roman parceque j'avais bien aimé Les piliers de la terre du même auteur. Pas un chef d'oeuvre  incroyable mais un très bon bouquin quand même, qu'on avale sans se poser de questions tant l'intrigue foisonne de rebondissements et de descriptions plaisantes sur la construction des cathédrales.

Malheureusement, dans Le Pays de la liberté, je n'ai, hélas, pas réussi à retrouver ce souffle!

Mis à part le héros, les personnages ne m'ont pas paru très attachants et leurs traits de caractère me semblaient manquer de nuance. Il y a la bourgeoise rebelle/éclairée, le moins que rien vindicatif qui lutte contre l'oppression, le méchant capitaliste (tautologie?),  le gentil indien etc. Ouais, bon ok, peut être que j'exagère mais tous ces personnages étaient visibles à des kilomètres.
Et les scènes de sexe, souvent trop convenues dans les romans historiques, n'ont pas réussi à me convaincre de leur humanité.

Peut être que le thème ne m'a pas inspiré non plus, mais j'ai eu l'impression que la fuite du héros luttant pour recouvrer sa liberté relevait plus du romanesque sentimental que d'une prise de conscience réelle.

Voilà, en conclusion pour moi, il s'agit d'un roman qui se lit vite et bien, comme un film sans complications.


La suite: Middlesex d'Eugenides. Là, je sens venir le grand cru...
Par Ours Grognon - Publié dans : Allégé en matières grasses
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Lundi 7 janvier 2008

Bon, pour ne pas faire perdre de temps aux pélerins qui seraient tombés par mégarde dans ma bibliothèque polaire,  voici  l'essentiel: (je vous laisse le soin de juger de mes goûts sans vergogne; après tout, si on n'a même plus le droit d'avoir des à-prioris, autant arrêter de lire des blogs).
Je n'ai plus trop la tête aux classiques français type Zola, Balzac, Maupassant, etc. et je m'intéresse essentiellement à la littérature contemporaine (petite exception pour Jane Austen dont je ne me lasse bizarement pas).

Les livres qui m'ont donné envie de chasser le phoque:
- Les passagers anglais de Matthew Kneale
- Les piliers de la terre de Ken Follet
- L'histoire de Pi de Yann Martel
- La croisée des mondes de Pullman (ben quoi, contrairement au film, les romans sont très bons)
- La femme des sables de Abe Kobo

Les livres qui ont lustré mon poil:
- Belle du Seigneur de Cohen
- Le prince des Marées de Conroy
- Corps et âme de Conroy (pas le même)
- Orgueil et préjugés de Jane Austen
- Como agua para chocolate de Esquivel

Les livres qui m'ont donné envie de devenir un concombre de mer:
Beaucoup de romans japonais, classiques ou modernes. Ca m'est un peu passé, mais j'apprécie toujours.

Les livres qui m'ont donné envie de boire du Coca-Cola:
- La conjuration des imbéciles de Toole
- L'hippopotame de Fry
- Bonheur, marque déposée de Ferguson

Les livres qui m'ont impressionné par leur écriture:
- Voyage au bout de la nuit de Céline
- Court serpent de Bernard du Boucheron
- Les amantes de Jelinek

Je vous épargnerai les livres qu'il faut citer pour bien étaler sa culturation mais je ne vais pas me priver de préciser ceux qui me font pousser des cris d'indignation pour des raisons très diverses et parfois pas très motivées:
- Si c'était vrai de Marc Levy
- L'alchimiste de Coelho
- Ensemble, c'est tout de Gavalda (mais j'ai bien aimé le film)
- Les particules élémentaires de Houellebecq
- Casi tous les livres de Werber
- Tous les noms de Saramago
- La femme de hasard de Coe
- Cauchemard nippon de Kneale
Et de manière générale, beaucoup d'auteur ruminants-nombrilistes-jemevautredanslafangeavecardeuretjaimeca

Mon programme de lecture dans les mois qui viennent concerne Murakami, Matsuura (bon d'accord, je suis en pleine rechute), Niffeneger, Eugenides et Egolf.

Voilà voilà, bonne journée.
Par Ours Grognon
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